|
|
Jour
après jour, les spécialistes de Point Org Sécurité
scrutent l'actualité éditoriale en vue de présenter
aux lecteurs internautes d'ALTERSECURITE un large panorama de ce qui se
publie autour des pôles d'intérêt qui sont les nôtres.
Ces recensions constituent de simples éclairages destinés
à mieux appréhender les motivations des scientifiques, des
universitaires, des chercheurs et des journalistes qui s'intéressent
de près ou de loin aux délicates questions de la santé
et de la sécurité au travail.
Ces publications constituent
un baromètre signalant les orientations, les motivations, les préoccupations
et les tendances du moment. Cette dimension psychologique ne doit pas
être ignorée en un temps où les angoisses et les peurs
ressurgissent avec une puissance inavouée dans un monde inquiet,
en quête de sens et de repères.
"La
législation du travail – édition 2005-2006",
par Françoise Charoux et Yvonne Jeaneau,
Nathan, 159 p., 10,90 €. Nouvelle édition d'un mémorandum
désormais classique qui dresse un état des lieux des changements
intervenus en matière de droit du travail. L'ouvrage est découpé
en six grandes parties : le cadre juridique, l'expression, le contrat
de travail, les conditions de travail, le chômage, la protection
sociale. Un ouvrage qui a le mérite de la clarté dans un
univers d'une grande complexité.
"Le
principe de précaution en droit de la responsabilité civile",
par Mathilde Boutonnet, LGDJ, 712 p., 55 €. Le principe
de précaution est un concept pour le moins fourre-tout qui connaît
une belle carrière médiatique. Mais curieusement, il n'avait
pas fait jusqu'à aujourd'hui l'objet d'une étude juridique
complète en matière de droit de la responsabilité
civile. Constat d'autant plus surprenant qu'il existe de prime abord une
ambivalence entre la finalité préventive qui est celle du
principe de précaution et la vocation essentiellement indemnitaire
qui est le fondement de la responsabilité civile… En quoi
ce nouveau principe dont tout le monde parle est-il original ? L'auteur
rappelle d'abord les raisons de l’émergence de ce fameux
principe de précaution en droit de la responsabilité civile.
En particulier en quoi il s'impose comme une volonté clairement
affichée de prévenir les dommages graves pouvant survenir
dans des domaines aussi sensibles – surtout sur le plan de la communication
– que l'environnement, la santé, la bioéthique, autrement
dit touchant directement à des enjeux collectifs forts. A l'évidence,
on n'a pas fini de mesurer les implications au quotidien d'un tel principe,
qui pourrait bien générer des conséquences non-négligeables
dans la sphère du droit de la responsabilité. "Au minimum,
dans une finalité réparatrice, il renouvellerait l’appréciation
du fait générateur, du dommage et du lien de causalité.
Au maximum, il pourrait devenir un nouveau principe du droit de la responsabilité
civile dont il découlerait une action préventive et collective.
L’étude envisage alors la nature et le régime de cette
nouvelle action en responsabilité civile, tout en démontrant
que cette évolution s’effectuerait avec souplesse".
Il faut noter que l'ouvrage a été honoré du prix
Henri Texier de l'Académie des sciences morales et politiques.
"Droit
de la sécurité sociale", par Jean-Pierre Chauchard,
LGDJ, 647 p., 31 €. Il n'est pas un employeur qui ne frémisse
à la seule perspective de devoir pénétrer dans la
jungle du droit de la sécurité sociale ! Pour sa 4ème
édition, cet ouvrage écrit par un professeur de l'université
de Nantes qui enseigne le droit de la sécurité sociale,
fait le point sur la question : "Alors que les assurances sociales
sont liées au salaire et au risque, la sécurité sociale
met l'accent sur le besoin et sur le revenu. Car étant oeuvre de
solidarité nationale, elle s'élargit à l'ensemble
de la population. Le droit de la sécurité sociale régit
alors les rapports des citoyens avec les institutions chargées
de la distribution de prestations, liées à l'état
de besoin. A la différence du risque dont la réparation
peut être inégalitaire, la satisfaction du besoin doit être
la même pour tous. Aussi la sécurité sociale postule-t-elle
une politique de redistribution et non plus seulement de garantie du salaire.
Le droit de la sécurité sociale est le droit qui s'applique
à cette redistribution. Parce qu'elle ne se conçoit guère
en dehors de l'intervention de l'Etat, la sécurité sociale
est un service public qui, dans son principe, relève du droit public.
Mais les litiges qu'elle engendre sont, pour l'essentiel, jugés
au sein de l'ordre judiciaire. Et si le droit de la sécurité
sociale n'a pas été façonné par le juge comme
l'ont été d'autres branches du droit, l'interprétation
de textes complexes, sans nombre, parfois insuffisants lui donne cependant
son originalité. Parce qu'il est un droit jeune, sa vitalité
apparaît à l'étude des influences contradictoires
qui, révélées par les politiques de sécurité
sociale, travaillent en son sein. C'est ainsi que la sécurité
sociale est aujourd'hui contestée au nom du marché, conduisant
alors le droit qui en règle la mise en oeuvre à forger ses
propres techniques et concepts. Au fond, c'est l'indécision du
système français que vient accuser le droit de la sécurité
sociale"....
"Trop d'impôts tue l'emploi", par Philippe
Alexandre et Béatrix de L'Aulnoit, Robert Laffont, 207
p., 18 €. Nouvelle charge contre un Etat jugé lourd et sourcilleux
sur le plan fiscal, dont l'attitude drastique conduit de nombreux chefs
d'entreprise et managers à quitter le pays pour trouver asile sous
des cieux plus cléments. Et, sans aller jusque dans les républiques
bananières, il n'en manque pas à nos frontières :
pas d’impôt sur la fortune en Angleterre, ni en Italie ni
en Autriche. La Belgique ne connaît pas non plus de taxation des
plus-values. En Suisse, on négocie un forfait fiscal. Au Maroc,
les retraites sont protégées… C'est probablement en
faisant un tel constat que chaque jour, un patron quitte la France. Un
certain nombre d'entre eux expliquent d'ailleurs clairement les raisons
de cet exil volontaire. Un phénomène inquiétant pour
la santé de notre économie, que l'on observe depuis une
dizaine d'années, et qui explique sans doute l'effort engagé
par les partis politiques pour tenter de proposer des voies alternatives
de fiscalité.
"Cet
Etat qui tue la France", par Nicolas Lecaussin, Plon, 317
p., 20 €. Dans la même veine contestatrice que l'ouvrage précédent,
il s'agit là d'une remise en cause des principes de fonctionnement
de notre système. L'ouvrage a au moins un mérite, c'est
de ne pas chercher à trouver un bouc émissaire à
nos faiblesses. Si rien ne va plus, ce n'est pas la faute au plombier
polonais, à l'agriculteur brésilien ou au métallurgiste
chinois, ni même aux fonctionnaires de Bruxelles, mais à
un Etat national pléthorique et autiste, coupé des réalités
de l'entreprise. On ne s'étonnera pas que l'auteur de cette charge
vigoureuse contre notre système français soit le rédacteur
en chef de "Société civile", le mensuel de l'IFRAP,
l'Institut français pour la recherche sur les administrations publiques.
"Savez-vous qu'il y a plus de 600 organismes publics qui ont mission
de "conseiller" le Premier ministre ?, tonne Nicolas Lecaussin,
Savez-vous que des dizaines d'"observatoires" financés
avec de l'argent public sont inaugurés tous les ans ? Que des centaines
de "machins" administratifs qui emploient des dizaines de milliers
de fonctionnaires sont censés s'occuper du chômage, de la
pauvreté, des jeunes, de l'insécurité, de l'école
? Avec les résultats qu'on connaît... Finissons-en avec les
analyses stériles, les théories fumeuses et les discours
démagogiques sur les causes de nos malheurs ! Regardons les faits
! C'est bien l'État qui tue la France !" Un discours virulent
dans lequel se reconnaissent cependant bien des chefs d'entreprise, et
qui rencontre un évident écho à travers le pays.
Dans la même appréhension des choses, on trouve "L'entreprise
malade des fonctionnaires", par René Hans, L'Harmattan, 176
p., 15 €, ouvrage au titre éloquent préfacé
par Bernard Zimmern, le Président de l'IFRAP évoqué
ci-dessus. Il s'agit là aussi d'un réquisitoire en bonne
et due forme dénonçant les excès de la fonction publique,
avec tout particulièrement dans le collimateur les agents du fisc
voués aux gémonies…
"Les
mutations de l'emploi en France", par l'Institut de Recherches Economiques
et Sociales, la Découverte, 122 p., 8,50 €. Là
où d'aucuns trouvent que notre système est par trop rigide,
d'autres estiment à l'inverse que tout bouge en profondeur. Ce
que les protagonistes de cette nouvelle version des Anciens et des Modernes
ignorent sans nul doute, c'est que cette double approche n'est d'ailleurs
pas contradictoire. Ainsi cette intéressante étude de l'IRES
met-elle le doigt sur les évolutions qui sous-tendent en profondeur
le marché de l'emploi, dont les normes, selon les auteurs, ont
considérablement évolué ces vingt dernières
années. Qu'il s'agisse des salaires, du temps de travail, des contrats
de travail, "ces nouvelles normes d'emploi se sont frayé la
voie à travers des "populations cible" (femmes, jeunes,
seniors et salariés issus de l'immigration) qui représentent
aujourd'hui la majorité du salariat et constituent autant de "vecteurs"
des mutations". Et les auteurs de l'étude de présenter
une conclusion qui ouvre la voie à d'autres interrogations : "Les
médiocres résultats enregistrés s'expliquent difficilement
par un retard spécifique dans l'application des réformes
structurelles du marché du travail et on peut, au contraire, se
demander si la France n'est pas un exemple de leur incapacité à
améliorer les performances d'emploi"... Dont acte !
"Sociologie
des employés", par Alain Chenu, INSEE-La Découverte,
128 p. 8,50 €. Nouvelle édition de cette étude présentée
par Alain Chenu, professeur à Sciences Po., membre du laboratoire
de sociologie quantitative de l’INSEE et directeur de l'Observatoire
sociologique du changement du CNRS, déjà auteur, en 1990,
de "L'Archipel des employés". Constituant l’essentiel
du salariat, ces derniers ne bénéficient en effet d’aucune
visibilité politique, syndicale ou sociale. La raison tiendrait
essentiellement selon l’auteur à l’extrême fragmentation
de leurs métiers et fonctions professionnelles (administration,
commerce, services à la personne…) ainsi qu’à
leur féminisation (6 millions des 8 millions d’employés
sont en effet des femmes). Il y distingue malgré tout une "aristocratie"
(emplois administratifs) et un "prolétariat" (essentiellement
dans les services). Il compare ce monde hétérogène
à celui des ouvriers pour souligner l’imbrication qui existe
désormais entre eux. L’un comme l’autre sont en effet
particulièrement exposés aux retournements de conjoncture,
au risque du chômage, à l’impact de la globalisation
comme à celui des différentes politiques publiques. Un tableau
et une analyse essentiels pour tous ceux qui ont charge d’hommes
dans les organisations actuelles !
"L’art
du management", HEC-Les Echos/Dunod, 544 p., 45 €.
Plus directement opérationnel pour les décideurs mais tout
aussi stimulant, cet ouvrage rassemble l'ensemble des contributions parues
dans Les Echos sous le titre "L'Art du management". Il fait
donc le point sur les connaissances, recherches et réflexions accumulées
ces dernières années en gestion des entreprises (stratégie,
politique générale, gestion, finance et ressources humaines).
Il couvre ainsi l’ensemble des problématiques actuelles ou
à venir liées au management, généralement
sur la base de binômes thématiques : globalisation et internationalisation,
innovation et changement, gouvernance et mesure, performance et pilotage,
stratégie et management, développement personnel des dirigeants,
valeur et valeurs, marketing et communication, immatériel, "altermanagement".
Cet ouvrage se veut à la fois pratique, grâce à ses
index et résumés de chapitres, et théorique en présentant
l’essentiel des tendances et méthodes en matière de
réflexion managériale.
"L’audit
social", par Martine Combemale et Jacques Igalens, PUF (Que
sais-je ?), 127 p., 8 €. Une présentation succincte de cette
nouvelle méthode d’évaluation des performances sociales
des entreprises qui puise sa légitimité dans la notion de
développement durable. Au-delà d’une certaine instrumentalisation
par des organisations soucieuses avant tout de séduire ou rassurer
leurs "parties prenantes", l’émergence et la médiatisation
de l’audit social souligne la quête de sens, de valeurs, et
par voie de conséquence la montée en puissance des questions
éthiques au sein des entreprises. Après avoir été
longtemps "paternalistes", puis s’être affichées
"citoyennes", celles-ci se veulent désormais "socialement
responsables". On notera que le marché français est
actuellement dominé par deux femmes : Geneviève Férone
(ex-présidente d’Arèse), avec Core Rastings, l’agence
de notation éthique et environnementale du Groupe Fimalac créée
en 2003, et Nicole Notat (ex-secrétaire générale
de la CFDT), avec Vigeo, qui a été fondée en 2002
grâce au concours de la Caisse des dépôts et consignations
(Eulia) et qui a absorbé Arèse en 2003. Vigeo a fusionné
en juin 2005 avec l’agence belge Ethibel pour donner naissance au
Groupe Vigeo, qui se présente comme "l’agence européenne
de notation sociale et environnementale" et numéro un de ce
secteur en expansion (voir à ce sujet "Business sous influence"
sous la direction de Ludovic François, Editions d’Organisation,
250 p., 19 €).
"Stratégies
du changement", par Julia Balogun, Veronica Hope Hailey et Eric Viardot,
Pearson Education (2e édition), 244 p., 29 €. Il s’agit
ici d’un manuel, donc d’un outil très didactique fourmillant
d’exemples détaillés, d’études de cas
et même d’exercices, mais qui permet d’appréhender
la conduite du changement à la fois comme processus de transition
et comme révélateur du contexte plus large de l’entreprise
qui s’engage dans cette voie. Un moment clé dans la vie de
toute organisation, dont l’échec peut avoir des conséquences
désastreuses ! Quatre grands thèmes sont abordés
: la compréhension du contexte de l’organisation soumise
au processus de changement, la définition du processus de changement
convenant le mieux à l’organisation, la mise en place et
le contrôle du processus de transition, l’identification des
mécanismes et des leviers du changement. A noter : Eric Viardot,
docteur en gestion, diplômé de HEC et de l'Institut d'études
politiques de Paris, est également professeur de stratégie
au CERAM Sophia Antipolis, ex-école supérieure de commerce
de Nice qui dispose d’un chaire réputée en Intelligence
économique et Knowledge Management.
"Le
pilotage des grands projets par les risques", AEDIAN (coll.),
Botega Editions, 167 p., 30 €. Il s’agit là aussi d’un
ouvrage plus pratique que théorique. Le cabinet Aedian, spécialisé
dans le conseil en organisation et les systèmes d’information,
propose un aperçu et une méthode de gestion des risques
susceptibles de respecter les objectifs de qualité, de coûts
et de délais d’un projet. Cet ouvrage collectif issu des
expériences et expertises de ses principaux consultants, s’appuie
également sur les témoignages d’Eric Gerardin, vice-président
d’Alcatel, et d’Eric Stefanello, ancien responsable des missiles
stratégiques de le force océanique. L’idée
sous-jacente de ce livre est que les risques qui menacent un projet peuvent
être maîtrisés par des mesures simples et de bon sens.
S’il ne renouvelle pas le genre, "le pilotage des grands projets
par les risques" a le mérite de la clarté et de la
pédagogie : il est d’ailleurs principalement destiné
aux directions (générales, informatiques, projet) des PME,
et non aux spécialistes de la maîtrise des risques. Le néophyte
découvrira donc avec intérêt, à partir de nombreux
exemples, les principaux risques menaçant un projet ou une entreprise
(pas moins de 13 familles recensées !), la présentation
d’un système de mesure des risques, la description détaillée
de l’organisation et des procédures permettant de les limiter,
ainsi que les différentes stratégies de gestion de crise.
"Communiquer
dans un monde en crise : images, représentations et médias",
par Michèle Gabay (dir.), L’Harmattan, 152 p., 14
€. Gérer une crise revient souvent à juguler la peur
qu'elle provoque, et donc à en maîtriser l’impact médiatique.
Une tâche complexe et difficile alors que, confrontés à
une situation critique, les différents acteurs pensent utiliser
les médias quand ils sont bien souvent manipulés par eux.
Plusieurs auteurs, tous enseignants et chercheurs en sciences de l'information
et de la communication, se sont efforcés d'analyser le rôle
des relais médiatiques dans l’avènement, l’orchestration
et le prolongement des crises. Ils en déduisent un concept de prévention
globale appuyé sur la connaissance des mécanismes médiatiques
et visant à utiliser les médias comme système d’alerte,
donc sous l’angle de l’opportunité, plutôt qu’à
les considérer a posteriori comme une menace supplémentaire
et un "sur-risque". Dirigé par Michèle Gabay,
professeur à HEC et auteur de plusieurs ouvrages et articles sur
la communication de crise (notamment en 2001 "La nouvelle communication
de crise : concepts et outils"), ce livre part ainsi de nombreux
exemples puisés dans l’actualité la plus diverse (politique,
économique, internationale ou encore sociale) pour proposer des
pistes de réflexions plus fondamentales, notamment sur l’impact
des crises, réelles ou supposées, sur l’identité
des organisations.
"Economie
et droit du contrat administratif : l’allocation des risques dans
les marchés publics et les délégations de service
public", Mission de recherche Droit et Justice, sous la direction
de Thierry Kirat, la Documentation française, 320 p.,
28 €. Autre secteur d’intervention de l’Etat, privilégié
et très actuel celui-là : la commande publique. Conscients
des blocages persistants entre sphère publique et privée,
les différents gouvernements ont cherché à développer
les partenariats public-privé (notamment à travers la sensibilisation
à l’intelligence économique et les « pôles
de compétitivité ») ainsi qu'à faciliter l’accès
des PME aux marchés publics. Encore faudrait-il que ces dernières
appréhendent correctement l’exercice et en mesurent les risques
au moins autant que les opportunités potentielles. Cet ouvrage
collectif dirigé par Thierry Kirat, économiste du droit,
chargé de recherches au CNRS et enseignant à l’Université
Paris-Dauphine, s’attache aux formes classiques du contrat administratif
(marchés publics et délégations de service) pour
souligner l’importance de la question de l’allocation des
risques. Les différentes contributions mettent ainsi l'accent sur
l’encadrement juridique de la question du risque, notamment à
travers le Code des marchés publics, les cahiers des clauses administratives
particulières des Dossiers de consultation des entreprises (DCE),
les avis des ex-commissions spécialisées des marchés
ou encore les décisions du Conseil d'Etat dans les domaines de
l'imprévision et des sujétions imprévues. Destiné
aux spécialistes, cet ouvrage souligne l’intérêt
croissant des universitaires pour l'étude de la dimension économique
du droit, et illustre les potentialités, encore empiriques et théoriques,
offertes par l’émergence d'une analyse croisée entre
ces deux disciplines fondatrices que sont le droit et de l'économie,
et par voie de conséquence entre sphère publique et sphère
privée
|
|