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DOSSIER
DU MOIS DE SEPTEMBRE
- Qui
sommes-nous ?
- A
quoi sert le Document unique d'évaluation des risques professionnels
?
- Quelles
sont les responsabilités du chef d'entreprise en matière
de prévention des risques?
- Entretien
avec l'équipe dirigeante de Point Org Sécurité.
- 1° partie –
La
méthode POS et le Document unique d'évaluation des
risques professionnels.
Qui
êtes-vous ?
Point-Org Sécurité
est un cabinet spécialisé en évaluation des
risques et en organisation de la sécurité. Nous bénéficions
d'une Habilitation I.P.R.P. (Intervenant en Prévention des
Risques Professionnels), dans le domaine de compétence organisationnelle,
habilitation délivrée par le CRAM, l’OPPBTP
et l’ARACT, valable pour l’ensemble du territoire national,
et obtenue sur la base de la méthode de la prestation "Assistance
Document Unique".
Vous
vous êtes spécialisés dans les services aux
structures de petite taille. Pourquoi ?
Les entreprises
de moins de 50 salariés sont depuis peu soumises à
l'obligation de réaliser le Document unique d'évaluation
des risques professionnels. Or, elles se trouvent confrontées
à la difficulté de le faire elles-mêmes, avec
des obligations et des paramètres souvent complexes à
appréhender. Les méthodes d'autoévaluation
qui existent sur le marché donnent rarement satisfaction
justement à cause de cette complexité. Elles sont
compliquées et aboutissent à des résultats…
compliqués !
Vous
avez donc engagé une démarche appropriée ?
Oui. Nous avons
constaté qu'il y avait une bonne façon de procéder
pour être efficace et pas cinquante ! D'où la nécessité
de raisonner simplement. Vous connaissez la fameuse formule de Boileau
dans son "Art poétique" : "Ce que l'on conçoit
bien s'énonce clairement et les mots pour le dire arrivent
aisément"…
Approche
par typologie
Quelle
est votre méthode ?
La méthode
Point Org sécurité repose sur une approche par typologie
des risques. Au lieu de partir – comme le font la plupart
des consultants – des situations de travail et d'essayer de
déduire de ces situations un certain nombre de risques, que
l'on a une certaine difficulté à classer, séparer,
puis regrouper….nous avons préféré établir
une typologie adaptée. Lorsqu'un risque est évalué,
au sein d'une gamme de risques, à ce moment-là il
est évalué et attribué à une unité
de travail spécifique au sein de l'entreprise. Il y a ainsi
25 gammes de risques envisagés. C’est ce qui rend l'évaluation
d'une part plus simple et d'autre part plus précise…
Et au
bout du compte ?
Nous réalisons
un document unique, complet, cohérent, utilisable par l'entreprise.
Ce dernier point est important. Nous nous efforçons d'écrire
dans un français compréhensible et non dans un jargon
technocratique. Le document ainsi fourni est donc tout à
la fois conforme aux besoins des entreprises et à la réglementation,
le tout pour un coût acceptable. Là où il n'existait
précédemment que du sur-mesure, nous proposons du
prêt-à-porter. Cette méthode se révèle
être optimale pour la quasi-totalité des petites entreprises.
Mais
cette démarche concerne en fait toutes entreprises ?
Toutes effectivement
! Le Code du travail précise que ce document est obligatoire
pour toutes les entreprises sans distinction de taille, d’effectif
(à partir de 1 salarié), d’activité,
de date de création. En outre, il concerne chaque unité
de travail et – soulignons-le – il doit être mis
à jour au moins chaque année. Or, s'il est vrai que
les grandes structures ont souvent un département spécialisé
qui est à même de prendre en compte cette dimension,
il n'en va pas de même pour les PME-PMI et bien évidemment
pour les TPE. De fait, avouons que cette obligation se révèle
être fort complexe et très contraignante pour les entreprises
qui ne disposent pas de l’infrastructure administrative propre
aux grandes sociétés !
POS,
leader sur le marché français
Pourquoi
vous êtes-vous investis sur le créneau des petites
et moyennes entreprises ?
Notre prestation
est née du constat qu’il n’y avait pas d’offre
réellement adaptée aux petites entreprises en matière
d’aide à la réalisation du Document Unique d’Evaluation
des Risques Professionnels. En effet, jusque-là, les petites
entreprises avaient le choix qu'entre deux solutions aussi incertaines
que coûteuses.
Soit le confier
à un consultant extérieur, ce qui posait plusieurs
problèmes : prix souvent très important des interventions,
prestations souvent démesurées au regard des besoins
réels des petites et moyennes structures, et disons-le, souvent
carrément hors de portée budgétaire de ces
structures.
Soit établir
elles-mêmes ce document, ce qui se révélait
incertain, long, coûteux et difficile à mettre en œuvre
compte tenu de la multitude de paramètres à respecter.
En effet, la complexité des questions de sécurité
du travail rend souvent l’autoévaluation des risques
difficile à réaliser dans le respect des dispositions
réglementaires.
Vous
paraissez dubitatifs quant aux méthodes d'autoévaluation
proposées par-ci par-là aux chefs d'entreprise ?
Pour le moins…
Aucune de ces méthodes ne remplace l’assistance d’un
expert pour l’établissement du document unique. Certaines
sont scandaleusement insuffisantes. N’en parlons pas. D’autres
sont remarquablement complètes mais d’une complexité
telle que les chefs d’établissements renoncent souvent
à les utiliser après y avoir perdu plusieurs jours…
et finissent alors par recourir à une expertise extérieure.
C'est pourquoi
nous avons donc choisi d'offrir aux chefs d’établissement
la possibilité de réaliser un document unique qui
soit tout à la fois conforme à la réglementation,
adapté à ses besoins réels, avec un outil méthodologique
pertinent et rapide, le tout pour un coût acceptable. A l'évidence,
cette approche pragmatique a assuré notre succès…
C'est
la raison pour laquelle vous êtes devenus leaders sur ce créneau
?
Oui, sans doute
parce que notre méthode apporte la réponse concrète
que les petites structures attendaient pour réaliser dans
de bonnes conditions leur document unique. Nous sommes ainsi –
et de loin ! – les premiers sur le marché français
dans l'assistance aux entreprises pour la réalisation de
ce fameux document unique ! Dans la même logique, nous avons
été l'une des premières entreprises habilitées
en tant qu’intervenant en prévention des risques professionnels.
Ces éléments font que nous sommes perçus par
nos clients comme une structure de qualité, répondant
exactement aux obligations en vigueur.
- 2° partie –
Le
Document unique d'évaluation des risques professionnels :
Concrètement,
comment se déroule une prestation ?
Comment
fonctionnez-vous ?
Structure leader
sur son créneau pour les PME, les TPE et les artisans-commerçants,
notre cabinet possède son siège en région parisienne,
et rayonne sur l'ensemble du territoire national grâce à
un réseau serré de représentations, fédéré
par une antenne présente dans chaque grande région.
A l'heure présente, nous comptons 25 intervenants qui agissent
sur l'ensemble du territoire national.
Soulignons en
outre que notre grille tarifaire est homogène. Non seulement
elle est la même partout en France, mais encore dans un souci
de transparence et de simplification, cette grille inclut tous les
frais (déplacements, frais techniques, etc. il faut noter
cet aspect car dans bien d'autres configurations proposées
par des consultants peu scrupuleux, les gens achètent une
prestation à laquelle viennent s'ajouter une kyrielle d'autres
frais…). La prestation POS se fait donc clé en main.
Pas de supplément, pas de mauvaise surprise. Le prix annoncé
est le prix d'arrivée. Tout est compris.
Comment
se déroule une prestation ?
Une fois le
bon de commande signé par le client, une fiche lui est remise
en vue de préparer la prestation fixée à une
date précise. Ce jour-là, l'un de nos experts se déplace
sur le site. Il le visite en compagnie du client, avec la participation
effective des responsables (nous insistons sur ce point), afin de
pré-rédiger le document en compagnie de son interlocuteur.
La durée
de l'intervention sur le site varie de 2 à 4 heures en fonction
de la taille et de la configuration de celui-ci. Puis le document
va être revu et corrigé par un autre spécialiste
du siège. Une fois le document validé, le document
unique d'évaluation des risques professionnels est envoyé
à la fabrication et expédié au client.
L'identification
des dangers est réalisée à partir d'une typologie
des situations dangereuses, complétée par les observations
du chef d'entreprise, des salariés et de notre consultant.
Comme nous l'avons dit, chaque catégorie de dangers fait
l'objet d'une fiche comportant des questions destinées à
mettre en lumière une situation dangereuse.
Hiérarchiser
les priorités
Sous
quelle forme se présente-t-il alors ?
C'est un document
relié d'environ 45 pages, complet, lisible, présenté
sur un mode pédagogique et à vocation pratique. Il
établit clairement une recherche des risques par typologie
des situations dangereuses au sein de 25 catégories de risques
recensés. Concrètement, pour le client, il présente
un double avantage : il constitue une évaluation précise
des risques identifiés, il se révèle être
dans le même temps une synthèse directement exploitable.
Expliquez-nous
la logique de la méthode mise en œuvre…
Globalement,
l'analyse des risques donne lieu à une évaluation
sous la forme d'une quantification sur une échelle de 1 à
5. Ainsi, pour chaque type de risque, lorsqu'une situation dangereuse
a été observée, divers paramètres sont
analysés et mesurés : tout d'abord, les antécédents
dans l'entreprise en matière d'accident ou de maladie du
travail, puis l'exposition des salariés au danger identifié,
et enfin la probabilité estimée telle qu'elle est
perçue par les personnes associées à l'évaluation.
De la sorte,
la combinaison de ces facteurs détermine un rang de probabilité
qui, associé au niveau de gravité maximal d'un accident
ou d'une maladie directement liée à ce risque et au
degré des moyens de prévention déjà
déployés, détermine l'échelon de risque.
Pour simplifier, le niveau de risque le plus bas est 1, le niveau
le plus élevé 5. La quantification de cette évaluation
de risque permet de hiérarchiser les priorités et
de définir les actions de prévention à mettre
en oeuvre.
Vous
associez donc étroitement l'entreprise à la réalisation
du document ?
Tout à
fait, et c'est même totalement indispensable. Il faut bien
comprendre que l’évaluation des risques professionnels
est nécessairement le fruit de l'engagement du chef d'entreprise,
qui doit associer les salariés à la démarche.
Lorsqu’une entreprise recourt à notre expertise, notre
rôle est de l’accompagner dans cette démarche,
sans pour autant se substituer à elle.
Dialogue
et pluridisciplinarité
Vous
insistez beaucoup sur cet aspect dialogue et interactivité
?
Effectivement.
L'échange entre l'expert et les personnels est de la plus
haute importance. Par le jeu des questions-réponses, il nous
appartient de mettre en lumière les déficiences éventuelles
afin d’aider l’entreprise à réduire les
risques et à améliorer la prévention. Il y
a indubitablement un travail pédagogique de la part de l'expert.
C'est là un atout essentiel pour obtenir un résultat
sérieux et fiable.
Donc
votre action s'effectue dans un cadre bien précis ?
Oui. La méthodologie
que nous déployons a été spécialement
conçue pour des entreprises de moins de 50 salariés,
en direction desquelles aucune offre satisfaisante n’existait
jusque-là. Notre cadre méthodologique permet d’aller
vite tout en bénéficiant de l’expertise d’un
intervenant spécialisé. Précisons qu’il
ne s’agit ni d’une inspection ni d’un contrôle
mais bien d’une mission d’assistance.
Vous
insistez beaucoup sur l'aspect "approche pluridisciplinaire"
?
Exact. De fait,
nous évoluons dans le cadre du décret sur la pluridisciplinarité
des services de santé au travail. Intervenants habilités
en prévention des risques professionnels, nous faisons bénéficier
les entreprises qui nous font confiance de notre savoir-faire pluridisciplinaire
dans le domaine organisationnel. Ce qui signifie que nous apportons
notre pierre à la prise en compte de tous les aspects de
la sécurité au travail, pas seulement sous un angle
médical, mais en prenant en compte tout le contexte des risques
professionnels liés à l'activité de l'entreprise.
De ce fait, nous sommes tout particulièrement qualifiés
pour aider les entreprises à mettre en place une organisation
sécurité et les accompagner dans leurs actions de
prévention.
Aider
la médecine du travail
Vous
inscrivez donc votre action dans le cadre du décret sur la
pluridisciplinarité, qui a pour but de réformer et
compléter le système global de santé au travail
?
Oui. Profitons-en
pour rappeler que les centres de médecine du travail ont
vocation à travailler en lien très étroit avec
ces fameux IPRP dont nous sommes. Il ne s'agit bien sûr pas
pour nous de nous substituer à ces centres de médecine
du travail, mais de les aider dans l'accomplissement de leur tâche.
Les centres
de médecine du travail se trouvent aujourd'hui confrontés
à un défi bien spécifique et avouons-le, assez
délicat pour eux à relever. Ils sont en effet tenus
de remplir une fiche d'entreprise. Dans cette perspective, le médecin
du travail doit se rendre dans l'entreprise et remplir cette fiche.
Or, par manque de temps, il est évident qu'ils ne peuvent
le faire. Or cette fiche d'entreprise doit se remplir avec une démarche
similaire à celle qui est la nôtre quand nous procédons
à une évaluation. On peut donc avoir utilement une
fonction de conseil et de soutien, permettant d'engager des synergies
utiles à tous. La santé au travail est un problème
d'envergure nationale et il est de notre devoir d'apporter notre
pierre à cette grande entreprise.
Quel
conseil donneriez-vous au chef d'entreprise d'une PME de moins de
50 salariés confronté à la mise en place du
document unique ?
En priorité,
que la finalité de la mise en œuvre, c'est la prévention
des risques, donc la sécurité de tous dans son entreprise.
Il y a à l'évidence une dimension éthique à
l'accomplissement de cette démarche. Un document unique bien
fait, établi en bonne intelligence avec le personnel et la
direction, contribue à améliorer la prévention
des risques.
Notre rôle
est d'aider le chef d'entreprise à satisfaire à cette
obligation légale qui peut être lourde de conséquences
pour lui (voir encadré ci-après). Cependant, cela
ne l'exonère en rien de ses responsabilités. C'est
parce qu'il est au bout du compte le seul responsable de la sécurité
dans son établissement qu’il doit s’assurer de
disposer d’un document unique bien fait.
Avec
un rappel sur le fait que le document doit être réactualisé
tous les ans ?
Oui. Et cela
s'explique aisément par le fait que ce domaine évolue
à grande vitesse et que beaucoup de conditions réglementaires
changent chaque année. Pour résumer : ce n’est
pas un document fait à la place du client, c’est le
document unique du client, fait avec le client, sur la base des
informations communiquées par le client. C'est donc une prestation
technique effectuée par, avec et pour le client.
En
guise de conclusion :
POS
et les défis à venir en matière de sécurité
et santé au travail
Veille,
analyse, propositions.
Vous
avez vous-même développé des cellules de veille
au sein de POS, avec des spécialistes qui suivent au jour
le jour ces questions et participent aux débats ?
C'est exact,
et là encore, c'est ce qui fait la spécificité
de l'approche POS. Il faut travailler en amont, anticiper les problématiques.
Nous sommes en train de développer toute une série
de prestations en prévention, préventions qui sont
les compléments logiques de l'action d'assistance à
l'évaluation.
Aujourd'hui,
l'accent est mis sur l'évaluation, mais dans les mois et
les années à venir, nous allons de plus en plus développer
l'aspect prévention et la mise en place des moyens de prévention,
notamment par le biais du Programme annuel (ou pluriannuel) de prévention,
pour résumer ce qui doit être fait, avant quelle date
et par qui.
Dans le même
esprit, nous développons également des missions d'assistance
à la mise en place d'un certain nombre de documents obligatoires
permettant d'assurer la traçabilité des actions de
prévention (carnets de maintenance, cahiers divers, obligations
d'affichage, obligations de formation…) Toutes ces actions
ont vocation à sensibiliser les chefs d'établissement,
de les mettre à l'abri d'éventuelles poursuites en
cas de problème, mais surtout, prioritairement, de développer
la prévention. En ce sens, il est indubitable que nous sommes
un acteur essentiel de la prévention auprès des entreprises
de moins de 50 salariés.
Des
experts de tous les horizons
C'est
la raison pour laquelle vous accordez une grande importance à
la formation de vos intervenants et que vous êtes en mesure
de proposer à vos clients une palette de profils de spécialistes
très divers ?
Oui, la diversité
de notre recrutement constitue une authentique richesse. C'est aussi
la garantie pour nos clients de bénéficier des meilleurs
compétences et d'expériences de spécialistes
susceptibles de répondre à leurs problèmes
les plus divers dans ces domaines hautement "pointus".
Ainsi Tanneguy Ménager, notre responsable développement,
vient du monde de la certification qualité. Nous comptons
aussi dans nos rangs des experts internationaux comme le docteur
Patrick Barriot, auteur de nombreux ouvrages dont un sur les risques
nucléaires, radiologiques, biologiques et chimiques récemment
publié chez Flammarion, et qui fut l'un des spécialistes
dépêchés par le gouvernement français
au Japon au moment de la tristement célèbre affaire
de l'attaque au gaz sarin dans le métro de Tokyo…
Nos intervenants
ont donc des compétences pluridisciplinaires et c'est là
ce qui fait notre force. Tous les domaines de la sécurité
au travail sont couverts dans le cadre de notre méthode et
chacun de nos intervenants a bénéficié d'une
formation méthodologique rigoureuse. Pour nous, l'efficacité
reste bel et bien le critère prépondérant !
Rappel : comment faire ?
La prestation
POS "Document unique EvRP" permet de se mettre en règle
sans pour autant y consacrer un temps et des moyens disproportionnés,
tout en bénéficiant de l’expertise d’un
conseiller spécialisé pour améliorer la prévention
des risques. Pour un coût à partir de 350 € HT
pour une petite entreprise avec une seule unité de travail,
la prestation POS "Document unique EvRP" comprend :
- l’évaluation
des risques professionnels (article L.230-2 du Code du travail)
avec un conseiller qui se rendra dans votre entreprise,
- la rédaction ou mise à jour du document unique (article
R. 230-1 du Code du travail) sous la forme d’un dossier complet.
Cadre
réglementaire
L'article L.230-2
du Code du travail oblige les employeurs à prendre toutes
les mesures nécessaires pour assurer la sécurité
et protéger la santé des travailleurs sur la base
des principes généraux de prévention (titres
I et II) et rend obligatoire la réalisation d'une évaluation
des risques (titre III).
L'article R.230-1
du Code du travail oblige l'employeur à transcrire et mettre
à jour dans un document unique les résultats de l'évaluation
des risques comportant "un inventaire des risques identifiés
dans chaque unité de travail de l'entreprise ou de l'établissement"
et précise les conditions de mise à jour et de mise
à disposition de ce document.
L'article R.263-1-1
du Code du travail, entré en vigueur le 7 novembre 2002,
précise les sanctions pénales qui punissent "le
fait de ne pas transcrire ou de ne pas mettre à jour les
résultats de l'évaluation des risques" d'une
contravention de 5ème classe, soit une amende de 1 500 €
(3 000 € en cas de récidive).
En outre, l'employeur
peut être condamné pour délit d'entrave si le
Document unique n'est pas mis à la disposition des représentants
du personnel (CHSCT ou délégués du personnel).
Quant au refus de tenir le Document unique à la disposition
de l'inspection du travail, il peut être sanctionné
par l'amende prévue pour les contraventions de 3e classe
(450 Euros), ou même dans certains cas par les sanctions pénales
prévues pour le délit d'obstacle à contrôle
(jusqu'à 3 750 Euros d'amende et/ou un an de prison, doublés
en cas de récidive).
La circulaire
n° 6 DRT du 18 avril 2002 apporte des précisions sur
la forme, le contenu et l'esprit dans lequel ce document doit être
réalisé, ainsi que des points de repère méthodologiques.
Elle inscrit cette action "dans le cadre d'une démarche
effective de prévention propre à l'entreprise".
La jurisprudence qui s'établit impose à l'employeur
une obligation de résultat en matière de sécurité
et donne au manquement à cette obligation le caractère
d'une faute inexcusable (source : Code du travail Dalloz, édition
2003, page 427).
Traditionnellement,
la faute inexcusable de l'employeur était reconnue dans le
cas d'une "faute d'une gravité exceptionnelle, dérivant
d'un acte ou d'une omission volontaire, de la conscience du danger
que devait en avoir son auteur et avoir été la cause
déterminante de l'accident ou de la maladie". La charge
de la preuve incombait à la victime.
De récentes
décisions de la cour de cassation ont profondément
modifié ce cadre juridique. Désormais, c'est une présomption
de responsabilité qui pèse sur l'employeur qui est
tenu d'une obligation de sécurité de résultat
à l'égard de ses salariés. La survenance d'un
accident du travail ou d'une maladie professionnelle est de nature
à engager sa faute inexcusable, sauf s'il apporte la preuve
qu'il a pris toutes les précautions nécessaires pour
les éviter ou qu'il ne pouvait avoir conscience du danger
auquel était exposé son préposé ou que
l'origine en est due à une cause étrangère.
L’absence
ou l’insuffisance du document unique établit automatiquement
la faute inexcusable de l’employeur.
Lorsque la faute
inexcusable de l'employeur est reconnue, celui-ci devient responsable
sur son patrimoine des conséquences de sa propre faute ou
de celle d'un subordonné. Il est, dès lors, tenu de
rembourser aux organismes sociaux les indemnités supplémentaires
allouées aux victimes.
L'évolution de la jurisprudence entraîne une nette
augmentation du nombre de demandes et de reconnaissances en faute
inexcusable et de leur coût pour les entreprises. C’est
dire le soin particulier qui doit être apporté à
la réalisation du document unique.
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