Contrairement à une idée reçue… au bureau aussi, il y a des risques !

On croit souvent que le travail de bureau serait largement exempt de risques. Or, s’ils y sont moins visibles que dans le BTP ou l’industrie, les risques professionnels sont loin d’être absents des bureaux et autres open space.

Selon les dernières statistiques de l’Assurance Maladie, les métiers de la banque, de l’assurance ou de l’administration ont même enregistré, en 2019, la plus forte hausse (4 %) des accidents du travail. Raison de plus pour apprendre à identifier ces risques souvent insidieux que les employeurs doivent inscrire dans leur document unique d’évaluation des risques (DUER).

À cette fin, voici les principaux risques recensés par une récente brochure de l’INRS(1) agrémentés de premiers moyens de les prévenir.

TMS & FATIGUE VISUELLE

Diagnostic :

À rebours d’une idée reçue, travailler tout au long de la journée assis à un bureau ou devant un écran peut mettre le corps à rude épreuve et provoquer, à terme, des troubles musculo-squelettiques (TMS) et de la fatigue visuelle tout en favorisant les pathologies associées à une sédentarité excessive : maladies cardiovasculaires, diabète, obésité, etc. Lire la suite

Malgré quelques progrès, le risque routier sous-estimé par les TPE et PME

À l’occasion de la semaine de la Sécurité Routière, une enquête réalisée par l’Ifop pour l’assureur MMA révèle que 78 % des dirigeants de PME ignorent que l’accident de la route est la première cause de décès au travail.

En 2019, on a recensé quelque 99 000 accidents de trajets, soit le niveau le plus haut jamais atteint depuis 2000. Mais cette réalité semble largement ignorée des dirigeants de PME. Selon l’enquête réalisée par l’Ifop, “seuls 22 % d’entre eux savent qu’il s’agit de la première cause d’accident mortel du travail” malgré les 406 morts déplorés l’année dernière.

Des responsabilités parfois ignorées

De la même façon, nombre de ces dirigeants ignorent l’étendue de leur responsabilité en la matière. Si 59 % savent qu’ils peuvent être tenus pour responsables en cas d’accident de la route impliquant un salarié sur un trajet professionnel, seuls 36 % en sont conscients s’agissant du trajet domicile-travail (étude complète ici).

En revanche, l’étude montre une forte hausse de la mise en conformité avec la loi imposant aux dirigeants de dénoncer un salarié ayant commis une infraction routière. Quelque “76 % des patrons de TPE/PME indiquent qu’ils dénonceraient le salarié responsable d’une infraction routière en cas de réception d’un PV”. Ils n’étaient que 50 % sur cette ligne lors de la mise en place de cette obligation, en 2017. Une évolution qui s’explique aussi par une meilleure identification des effets bénéfiques de cette mesure : “75 % des dirigeants estiment désormais qu’elle permet de responsabiliser les salariés alors que seuls 53 % le pensaient initialement”. Lire la suite

L’utilité des intervenants en prévention des risques professionnels (IPRP), souligné par la crise sanitaire

“Évaluation des situations de travail à risques, prise en compte du coronavirus dans la rédaction du document unique, définition de mesures pour éviter toute contamination, mise en place de protocoles en cas de suspicion de foyer épidémique… »

Dans un récent dossier consacré à la crise sanitaire, le magazine Liaisons sociales (octobre 2020), salue l’engagement dont ont fait preuve, à cette occasion, les professionnels de la prévention des risques. “Évaluation des situations de travail à risques, prise en compte du coronavirus dans la rédaction du document unique, définition de mesures pour éviter toute contamination, mise en place de protocoles en cas de suspicion de foyer épidémique… Démunis face à la complexité des démarches à déployer en urgence pour continuer leurs activités sans mettre en danger la vie des salariés, les employeurs se sont rués vers les intervenants en prévention des risques professionnels (IPRP) pour être conseillés et accompagnés. Lire la suite

Le document unique : vecteur de 20 ans de baisse des accidents du travail

« Les vingt années de baisse quasi continue des accidents du travail correspondent en effet à la mise en place de cet outil créé en 2001. Les bénéfices du DUER sont désormais si évidents que personne ou presque n’ose encore prétendre qu’il se résumerait à une contrainte administrative de plus. »


Les actions de prévention portent leur fruit !

En effet, selon les dernières statistiques publiées par l’Assurance Maladie – Risques professionnels, la fréquence des accidents du travail a encore diminué de 1,4 % pour s’établir, en 2019, à 33,5 accidents pour 1 000 salariés.

Et sur la longue durée, les résultats obtenus sont encore plus substantiels : depuis 1999, le taux de sinistralité a baissé de plus de 25 % ! Lire la suite

Les télétravailleurs davantage exposés aux nuisances sonores

Une récente enquête de l’Ifop pour l’association Journée national de l’audition (JNA) révèle une surexposition des télétravailleurs aux nuisances sonores.
Les entreprises qui souhaitent pérenniser le recours au télétravail devront donc trouver des solutions pour prévenir ce risque pesant sur la santé et la performance de leurs salariés.

La quatrième vague de l’enquête sur “l’impact des nuisances sonores sur le lieu de travail” s’est particulièrement penchée sur la situation des actifs en télétravail. Or le verdict est sans appel : “pour plus de 80 % des télétravailleurs, la pollution sonore a des répercussions sur leurs comportements et dégrade leur qualité de travail”.

Menace la santé et la performance

Ce constat est tout sauf neutre car, “parmi les personnes gênées par les nuisances sonores au travail, la très grande majorité s’accorde à affirmer que celles-ci ont des répercussions sur leur travail et leur santé que ce soit leurs comportements tels que la fatigue, la nervosité ou l’agressivité (84 %), la qualité de leur travail (73 %),l’équilibre général de leur santé (73 %) ou l’apparition de troubles auditifs (65 %)”. Lire la suite