Aide-mémoire – Cas contact et mesures d’isolement COVID-19 depuis le 03.01.22

Afin de tenir compte de l’évolution extrêmement rapide de la diffusion du variant Omicron en France, les durées d’isolement et de quarantaine évoluent dès le 3 janvier 2022, selon que vous soyez infecté par la Covid-19 ou cas contact. (www.gouvernement.fr)


Si vous avez déjà eu la Covid il y a moins de 2 mois, alors vous n’êtes pas considéré comme cas contact.


Pour être cas contact il faut avoir été en contact avec une personne positive au Covid-19 sans mesures de protection efficace qui sont :
une séparation physique isolant la personne-contact du cas confirmé ou probable en créant deux espaces sans communication (vitre, Hygiaphone®) ;
un masque chirurgical ou un maque FFP2, ou un masque en tissu « grand public filtration supérieure à 90 % » (correspondant à la catégorie 1 (Afnor)), porté par le cas confirmé ou probable ET la personne-contact.

Personnes présentant un schéma vaccinal complet

(c’est-à-dire avec rappel ou un cycle initial de vaccination achevé il y a moins de 7 mois)


La personne est positive à la COVID-19 : isolement strict pendant 7 jours pleins après la date d’apparition de symptômes ou du test positif (antigénique ou RT-PCR).

Réaliser un test antigénique (TAG) le 5ème jour
Si test contrôle négatif et en l’absence de symptômes depuis 48h : fin de l’isolement.

♦ Si test positif ou en l’absence de test : alors isolement jusqu’au 7ème jour, sans nouveau test à réaliser.

La personne est cas contact :

Test antigénique ou RT-PCR immédiat

♦ résultat négatif : absence d’isolement, respect scrupuleux des gestes barrières (port du masque en intérieur et extérieur, limiter les contacts, télétravailler dans la mesure du possible).

♦ puis réalisation d’autotest à J2 et J4. En cas d’autotest positif, le confirmer par un TAG ou RT-PCR.

 

Personnes présentant un schéma vaccinal incomplet ou non vaccinées

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Prévenir les chutes de plain-pied

“Les chutes de plain-pied ont été l’origine de 17 % des accidents du travail reconnus par l’Assurance Maladie au cours de l’année 2020. Elles sont ainsi la seconde cause d’accidents, derrière les manutentions manuelles (50 %) mais devant les chutes de hauteur (12 %).”


Les chutes de plain-pied ou de faible hauteur sont la deuxième cause d’accidents du travail et ce quel que soit le secteur d’activité. Or, comme le savent les Intervenants en prévention des risques professionnels (IPRP), ces chutes peuvent être prévenues avec des mesures, généralement très simples à mettre en œuvre. Une récente campagne de l’INRS les présente. En voici une synthèse.

Sécuriser les déplacements dans les locaux

L’immense majorité des chutes de plain-pied ont lieu lorsque les salariés se déplacent sur leur lieu de travail. Les premières mesures à prendre pour prévenir les chutes visent à sécuriser ces déplacements.

Les recommandations de l’INRS :


– Évitez l’encombrement des locaux et les obstacles, en prévoyant des zones dédiées au stockage et en s’assurant qu’aucun fil ou câble n’entrave la circulation.

– Assurez un éclairage adéquat des zones de circulation : 100 lux minimum, non éblouissant et aisément activable.

Limitez le risque de glissades, en choisissant des revêtements de sols adaptés et, dans certaines activités à risques, en dotant les salariés de chaussures de travail anti-dérapantes.

– Maintenez les allées de circulation en bon état, en nettoyant immédiatement les sols souillés et en réparant les revêtements dégradés.

– Définissez un plan de circulation, si celui-ci n’est pas intuitif.

– Sensibilisez les salariés, en les incitant notamment à ne pas consulter leurs téléphones et tablettes lorsqu’ils se déplacent. Lire la suite

Médecine du travail – Vers un rapprochement avec les acteurs de la prévention ?

“Il existe une véritable communauté des préventeurs qui dépasse la distinction désormais un peu artificielle et désuète entre acteurs privés et publics”

Ces dernières années, plusieurs réformes de la Médecine du travail ont cherché à en diversifier les acteurs et à cibler les visites sur les salariés les plus à risques. Selon une récente étude du ministère du Travail (1), il semble hélas que ces réformes n’aient pas eu l’effet escompté car les visites médicales des salariés du privé sont devenues inexorablement moins fréquentes : “En 2019, 28 % des salariés du privé n’avaient pas eu de visite de suivi depuis 2 ans ou plus, contre seulement 13 % en 2005.”


Cet espacement croissant des visites concerne tous les salariés, y compris les plus exposés aux risques professionnels. “Entre 2005 et 2019, la fréquence des visites médicales a pratiquement autant reculé pour les salariés exposés à au moins trois contraintes physiques que pour l’ensemble des salariés”, souligne l’étude. Même “les salariés ayant connu un accident du travail pendant l’année précédant l’enquête ne sont pas moins concernés par la raréfaction des visites de suivi”. Or ce constat de saturation des Services de santé au travail intervient alors que la loi du 2 août 2021 “pour renforcer la prévention en santé au travail” leur confie de nouvelles missions. En effet, les Services de santé au travail rebaptisés “Services de Prévention et Santé au Travail” sont désormais également chargés de fournir à leurs entreprises adhérentes une “offre socle” en matière de prévention des risques professionnels et de prévention de la désinsertion professionnelle. Il est donc à craindre que l’injonction adressée à la Médecine du travail de “faire plus avec des moyens inchangés” trouve prochainement ses limites. Lire la suite

Les risques psychosociaux des salariées de l’aide à domicile

En raison du vieillissement de la population, les métiers de l’aide à domicile se sont fortement développés car ils permettent aux personnes âgées de conserver une certaine autonomie tout en restant dans leur cadre de vie habituel. Une récente étude permet d’identifier les spécificités de ce métier très féminisé en matière de risques psychosociaux (RPS) (1).

Au service des autres, les aides à domicile se caractérisent par une forte implication dans leur travail.

Temps de travail morcelé

Elles ont un temps de travail plus morcelé que les autres salariées : 51 % n’ont pas les mêmes horaires tous les jours et 15 % ne connaissent pas leurs horaires une semaine à l’avance. 29 % n’ont pas 48 heures de repos consécutives. Enfin, elles sont davantage amenées à travailler, même occasionnellement, le samedi, le dimanche ou les jours fériés que les autres salariées. Cela débouche évidemment sur des difficultés chroniques à concilier vie professionnelle et vie privée : 50 % disent que “leurs proches ne les trouvent pas assez disponibles à cause de leur travail”.

Forte charge émotionnelle

Leur activité les expose aussi à de fortes charges émotionnelles. Quelque 65,4 % des aides à domicile disent être en contact avec de personnes en situation de détresse, 38,8 % déclarent devoir cacher leurs émotions et 17,5 % reconnaissent être souvent “bouleversées, secouées ou émues” dans le cadre de leur travail. En revanche, 71 % estiment “recevoir l’estime et le respect qu’elles, méritent pour leur travail”. Mais, cette satisfaction porte essentiellement sur les rapports noués avec les personnes aidées. En effet,
dans leur métier, les relations avec les collègues et la hiérarchie sont plus lointaines, si bien qu’elles souffrent, plus que les autres salariées d’un fort isolement professionnel.

(1) “Quels risques psychosociaux chez les salariées de l’aide à domicile ?”, Dares Analyses, n° 53, octobre 2021.