Excès de vitesse : limitations et sanctions

Qui dit limitations de vitesse, dit sanctions si elles ne sont pas respectées, quels que soient les types de véhicules conduits. Voici un rappel des règles à connaître et à appliquer en la matière.

Vitesse : mieux vaut connaître les règles

L’actualité s’est dernièrement focalisée sur la réduction de la vitesse à 80 km/h sur les routes dites à double sens et sans séparateur central. Elles représentent environ 40 % du réseau routier français. Toutefois, cette modification du Code de la route concerne uniquement les véhicules dont le poids total autorisé en charge est inférieur ou égal à 3,5 tonnes, soit les voitures particulières (VP), dans le même Code. Cette réforme ne doit pas faire oublier que de nombreux autres véhicules, de par leur tonnage et/ou leur affectation, sont tenus de respecter eux aussi des limitations de vitesse spécifiques, applicables en France. Celles-ci sont le plus souvent matérialisées par des disques. Ils doivent être apposés à l’arrière de la majorité des véhicules, hors VP, tout manquement pouvant donner lieu à une sanction.

Limitations de vitesse spécifiques

Tous les véhicules sont soumis à des limitations de vitesse, qu’ils soient classés VP, CTTE, véhicules de transport de marchandises, de transport de personnes ou de transport en commun, appartenant à la catégorie des convois exceptionnels ou transportant des matières dangereuses. Lire la suite

Utilisation du gilet jaune et du triangle

Le port du gilet jaune est obligatoire : une contravention de 4ème classe (amende forfaitaire de 135 €) sanctionne le non-respect de cette obligation.

Le gilet doit être rangé à bord du véhicule dans un endroit  facilement  accessible. Il doit être porté par le conducteur à la suite d’un arrêt d’urgence. Il doit le mettre avant de sortir du véhicule,  de jour comme de nuit, quelles que soient les conditions de visibilité. Sur autoroute le conducteur doit sortir de son véhicule côté passager et se mettre le plus vite possible en sécurité derrière les glissières.
Le  triangle  de  pré-signalisation  doit  être  rangé dans  le  véhicule.  Il  est  obligatoirement  utilisé  si le  véhicule  est  immobilisé  sur  la  chaussée.  Si  le véhicule  est  immobilisé  sur  une  bande  d’arrêt  d’urgence (BAU), il n’est pas obligatoire. Si le véhicule empiète sur la chaussée de l’autoroute, le conducteur doit décider de son utilisation ou pas. Par bon sens et sécurité, le triangle n’est pas obligatoire  lorsque  sa  pose  constitue  une  mise  en danger de la vie du conducteur.
Attention : le matériel doit être conforme à la réglementation en vigueur, marquage « CE » pour le
gilet et certification par le marquage « E 27 R » pour le triangle.

Extrait de la lettre d’information Focus de SEPR (novembre 2018).

L’INRS met en garde contre les systèmes de masquage sonore dans les open-space

Le bruit constitue une nuisance majeure dans le milieu professionnel. Il peut provoquer des surdités mais aussi stress et fatigue qui, à la longue, ont des conséquences sur la santé du salarié et la qualité de son travail.

Pour réduire les nuisances sonores notamment dans les bureaux collectifs, certains fabricants font actuellement la promotion de nouveaux systèmes de masquage sonore. L’INRS met en garde les entreprises et les salariés contre ces dispositifs qui ne réduisent pas le volume sonore mais au contraire, diffusent un bruit supplémentaire

Une récente étude de l’Institut national de recherche et de sécurité (INRS) dans un bureau ouvert d’une grande entreprise du secteur bancaire a montré que, suite à l’installation d’un système de masquage, les salariés ressentaient une augmentation de la gêne sonore occasionnée par des bruits d’équipement (ordinateurs, imprimantes, ventilations). En outre, aucune baisse de la gêne liée aux bruits des conversations n’a été constatée.
Si la publicité réalisée autour de ces systèmes de masquage parle de « bulle de silence », « contre-son » ou « contre-bruit » pour décrire leur effet, ce ne sont que des arguments commerciaux.

Lire la suite sur le site de l’INRS

Entretien des routes : une nécessité

Intempéries, trafic élevé ou vieillissement naturel, le réseau routier nécessite un entretien régulier. Par manque de moyens le plus souvent, les gestionnaires de ce réseau diffèrent ou sous-estiment les travaux et les routes continuent à se dégrader. L’état des lieux est inquiétant.

En France, le réseau routier assure 88 % des déplacements des personnes et 90% de ceux des marchandises. Il est donc essentiel que son état soit maintenu à un niveau optimum. En 2011, le Forum économique mondial classait la France au premier rang pour la qualité de son réseau routier. Six ans plus tard, notre pays avait reculé au septième rang mondial et au troisième rang européen derrière la Suisse et les Pays-Bas, devançant de justesse le Portugal et l’Autriche.

Voirie : l’héritage de la décentralisation

Composé de plus d’un million de kilomètres, le réseau routier français est parmi les plus importants au monde. Il est géré à hauteur de 98% par les collectivités locales (rou-tes départementales et communales). Le rapport interministériel sur les dépenses de voirie des collectivités territoriales (1), publié en août 2017, précise que la dégradation des routes impacte principalement les « routes secondaires, à très faible trafic ». Ce phénomène date d’une dizaine d’années, quand la décentralisation a provoqué, jusqu’en 2007, le transfert de près de 375 000 kilomètres supplémentaires de routes nationales dans le giron des collectivités. Le réseau routier national (RNN) est réduit à quelque 21 000 de routes et autoroutes. Lire la suite