Somnolence au volant : un risque professionnel majeur à mieux prévenir

Somnolence au volant

Somnolence au volant

“La somnolence multiplie par 8 le risque d’accident de la route et représente la première cause d’accident mortel sur autoroute”

Le 11 janvier dernier, l’Institut National du Sommeil et de la Vigilance (INSV) et la Fondation VINCI Autoroutes pour une conduite responsable ont organisé une table ronde sur la somnolence au volant afin de plaider pour une meilleure prévention de ce risque pendant les déplacements professionnels et domicile travail. En s’appuyant sur de récentes enquêtes, les intervenants ont en effet estimé que la somnolence représentait un risque professionnel majeur auquel il convient de mieux sensibiliser les entreprises et leurs collaborateurs.

La plupart des entreprises sont désormais bien conscientes que les accidents de la route sont la principale cause de mortalité au travail. Comme le rappelait récemment la Sécurité routière, en 2015, quelque 359 personnes ont perdu la vie lors d’un trajet domicile-travail et 124 lors d’un déplacement professionnel.

La somnolence, cause majeure d’accidents de la route.

En revanche, il apparaît que le rôle joué par la somnolence au volant dans ces accidents est encore trop sous-estimé. Pourtant, comme l’ont souligné les intervenants, la somnolence est un facteur de risque majeur : “elle multiplie par 8 le risque d’accident de la route et représente la première cause d’accident mortel sur autoroute”. Lire la suite

L’évaluation des risques, fructueuse occasion de progrès partagé

Evaluation des risques professionnels

Evaluation des risques professionnels

“La prévention des risques professionnels ne renforce pas le risque social, elle l’amoindrit. Laisser croire le contraire n’est pas seulement contreproductif. C’est mensonger.”

Le 15 février dernier, un rapport parle­mentaire relatif au syndrome d’épui­sement professionnel a été présenté devant la commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale. La CFE-CGC a aussitôt salué un premier pas encoura­geant pour “mettre fin au désastre humain que représente le burn-out […] tant dans le secteur privé que dans la fonction publique”.

La prévention plutôt que la réparation

Parmi les mesures pro­posées, le syndicat de cadres salue tout par­ticulièrement celles qui tendent à per­mettre une meilleure reconnaissance du caractère professionnel de cette patholo­gie, mais également celles qui visent à assu­rer une meilleure prévention des risques. En accord avec les orientations du Plan de santé au travail 2016-2020, plaidant pour “un infléchissement majeur en faveur d’une politique de prévention qui anticipe les risques professionnels et garantisse la bonne santé des salariés plutôt que de s’en tenir à une vision exclusivement réparatrice”, ces der­nières nous semblent les plus pertinentes et les plus aptes à déboucher sur un véri­table changement, bénéfique aussi bien aux entreprises qu’à leur collaborateur.

L’évaluation des risques, socle de la prévention Lire la suite

La modernisation des Services de Santé au Travail en 7 points

Services de Santé au Travail

Services de Santé au Travail

La loi du 8 août 2016 relative au travail, à la modernisation du dialogue social et à la sécurisation des parcours professionnels a modifié le cadre juridique des Services de Santé au Travail Interentreprises (SSTI) est entrée en vigueur le 1er janvier dernier. Voici ce qu’elle implique pour les employeurs et les salariés.

  1. Le médecin du travail demeure au centre du dispositif avec un rôle renforcé

Il sera accessible à tout moment à la demande du salarié ou de l’employeur. Il disposera par ailleurs d’une liberté de décision accrue afin d’adapter le suivi individuel de l’état de santé des salariés à leurs besoins. Il peut lui-même organiser une visite médicale pour tout travailleur le nécessitant.

  1. Tous les salariés sont pris en charge dès l’embauche

La visite médicale d’embauche avec avis d’aptitude est destinée aux personnes dont la situation personnelle ou le poste présente des risques particuliers. Elle a lieu avant l’affectation au poste. Dans les autres cas une visite d’information et de prévention peut être réalisée par le médecin du travail, le collaborateur médecin, l’interne en médecine du travail ou l’infirmier. Ces différents professionnels de la santé, qui, à la fin de la visite, délivreront une attestation, interviendront sous l’autorité du médecin du travail. Cette visite devra être réalisée dans un délai qui n’excède pas trois mois à compter de la prise effective du poste de travail. Au moindre doute, le médecin du travail prendra la main. Lire la suite

Les risques professionnels des salariés en mobilité internationale

Salariés en mobilité internationale

Salariés en mobilité internationale

Salariés en mobilité internationale : un livre blanc pour les ETI

“L’internationalisation est devenue en quelques années la clé des stratégies de croissance et de conquête des Entreprises de Taille Intermédiaire (ETI). 74 % des 4 600 ETI fran­çaises sont aujourd’hui exportatrices et continuent pour 34 % aux exportations françaises”, observe Alexandre Montay, délégué général du Mou­vement des Entreprises de Taille Intermédiaire (METI) en introduction d’un récent livre blanc consacré aux risques spécifiques auxquels sont exposés les salariés en mobilité à l’internatio­nale.

Un cadre juridique complexe

Réalisée conjointement par différents organismes dont Eurogip, la fondation internationale SOS et l’Assurance maladie, cette étude détaille l’obligation incombant aux employeurs de mettre en place des mesures visant à assurer la santé et la sécurité des salariés en mobilité à l’international. Au-delà de cette présentation du cadre juridique, fort complexe car différent selon que le salarié est en simple mission, en détachement de courte durée ou travailleur expatrié, l’étude présente aussi les risques spécifiques professionnels spécifiques auxquels sont exposés les salariés. Lire la suite

Intervenants en prévention des risques professionnels (IPRP) : la DIRECCTE étudie leurs missions

Intervenants en prévention des risques professionnels

Intervenants en prévention des risques professionnels

Intervenants en prévention des risques professionnels

La Direccte d’Île-de-France a mené une étude sur les 228 intervenants en prévention des risques professionnels (IPRP) franciliens enregistrés auprès de ses services afin de mieux connaitre leurs missions et la façon dont elles s’exercent en entreprise. L’étude a reposé sur un questionnaire auto administré en ligne, dans le cadre d’une approche statistique, et une série d’entretiens approfondis.

Les principaux résultats :

• 290 intervenants en prévention des risques professionnels (IPRP) ont été enregistrés à la Direccte depuis juillet 2012, dont 228 en qualité de personnes physiques.
• 63% des IPRP personnes physiques actifs en 2014 sont non salariés.
• 84 % des IPRP actifs cumulent cette fonction avec une autre activité.
• A la date de l’enquête 30 % des IPRP n’ont jamais exercé en cette qualité mais sont malgré tout intervenus auprès d’entreprises dans le champ de la prévention.
• Les IPRP interviennent principalement dans des grandes entreprises.
• Quatre missions sur dix sont effectuées dans le cadre d’une restructuration, d’une réorganisation ou d’un PSE (plan de sauvegarde de l’emploi).
• Les IPRP souhaitent mieux faire connaître leur rôle aux entreprises, sortir d’une forme d’isolement et avoir plus d’occasions d’échanges.

Consultez la synthèse thématique n°70 dans son intégralité sur le site Internet de la DIRECCTE Ile de France