La prévention des risques professionnels, facteur de croissance

Un reportage de la chaine Euronews très pédagogique :

Euronews_prvention_des_risque« Cas pratique
Philip, qui est boucher, en emploie 25 autres, grâce à la valeur ajoutée de son activité : préparer des spécialités de viande. La productivité de l’entreprise est forte. Il paie des taxes, et plus il vend de la marchandise, plus il contribue à la croissance de son pays. Mais Philip n’a pas appliqué les mesures de santé et de sécurité, parce qu’il les trouve trop chères. Les accidents et les maladies commencent à se multiplier, avec en moyenne de 2 à 3 employés en arrêt maladie. La productivité de son entreprise chute, et il doit payer les salaires, mais aussi les indemnités et les charges sociales. Il doit aussi réparer les outils endommagés et embaucher des remplaçants, ce qui coûte du temps et de l’argent. Face à une offre moins étayée, les clients se font plus rares et les salariés ont le moral en berne, ce qui génère une baisse encore plus nette de productivité. Les travailleurs arrêtés en raison d’une maladie ou après un accident de travail voient leurs revenus baisser eux aussi, ainsi que leur niveau de vie. Une charge reportée sur leur entourage, la famille et les amis, qui s’occupent d’eux. Comme ils ont besoin d’une aide financière et sociale, et de soins médicaux, ils coûtent aussi plus cher à la collectivité. Ceux qui finissent par quitter le monde du travail nécessitent encore plus de soutien. Ce qui conduit l‘économie, et la société en général, à faire face à davantage de pertes, puisque la baisse de productivité de l’entreprise de Philip se reporte sur la croissance, en chute à son tour. »

Location de véhicules : la sécurité peut-elle y gagner ?

Location et sécuritéVoitures particulières, utilitaires ou poids-lourds sont aujourd’hui disponibles en location pour des durées allant d’une journée jusqu’à plusieurs années. Si le recours à la location répond à une logique économique pour les entreprises, le critère de la sécurité peut également peser dans la balance.

Avec près de 2,3 millions de voitures particulières (VP) et de véhicules utilitaires légers (VUL) vendus, l’année 2015 traduit une progression du marché automobile de 5,9 %, par rapport au millésime précédent. Ce dynamisme est porté par les entreprises qui sont, depuis plusieurs années, les premiers acheteurs de véhicules neufs en France (56 % des ventes, en 2015), devant les particuliers. Cependant, seule une minorité d’entre elles passe commande directement auprès des constructeurs.

Dans la plupart des cas, les véhicules sont d’abord achetés par des loueurs qui les mettent à disposition de particuliers ou d’entreprises, dans le cadre de contrats temporaires. Ainsi, au cours du dernier trimestre 2015, 8 % des achats de VP ont été réalisés par des loueurs courte durée, 19 % par des loueurs longue durée et 6 % directement par des entreprises. Lire la suite

Trois idées fausses sur l’évaluation des risques

Comment faire son document uniqueFamiliers des petites entreprises, qu’ils assistent notamment dans la réalisation du docu­ment unique d’évaluation des risques, les intervenants de Point Org Sécurité estiment que le défaut de prévention constaté résulte avant tout de la persistance de trois idées fausses.

1ère idée fausse : l’évaluation des risques coûte cher. “La plupart des dirigeants de petites entreprises pensent que l’évaluation des risques va leur coûter très cher. Ils estiment donc que cet argent serait mieux investi ailleurs. Or, le coût d’une évaluation est proportionnel à la taille de l’entreprise, si bien que son montant est souvent bien inférieur à celui imaginé.”

2ème idée fausse : l’évaluation des risques est chronophage. “De nombreux dirigeants surestiment le temps nécessaire à une telle évaluation en raison de sa complexité. Or, avec l’assistance d’un intervenant extérieur spécialisé, cette évaluation ne les mobilise qu’exceptionnel­lement plus d’une demi-journée. En effet, une fois soulagé des aspects techniques de l’analyse, le chef d’entreprise peut se concentrer sur son véritable coeur de compétence : la traduction de la démarche en actes managériaux et organisationnels propres à identifier et prévenir les risques. Lire la suite

Engins mobiles et équipements de levage : conduite sans permis, mais avec autorisation !

Autorisation de conduite chariotCinq millions d’engins environ circulent sans qu’il soit nécessaire pour leurs conducteurs d’être titulaires d’un permis de conduire. Ils concernent la conduite des équipements de travail mobiles automoteurs et des équipements de travail (appareils) servant au levage. Pour certains de ces équipements, présentant des risques particuliers, les utilisateurs doivent être titulaires d’une autorisation de conduite.

S’agissant du risque au travail, l’utilisation de ces équipements, de type mobile ou de levage, définis spécifiquement par le code du travail et des textes annexes, fait partie de l’évaluation des risques prévue dans le cadre du document unique d’évaluation des risques (DUER), au moins une fois par an. Sont concernés : les situations à risques (renversement latéral du chariot, chute de la charge, collision avec piétons, etc) et les principaux risques pour l’utilisateur (éjection du siège, écrasement du cariste par le chariot lors d’un renversement, lombalgies liées aux vibrations, etc). Lire la suite