Champs électromagnétiques, danger imperceptible

L’employeur doit évaluer les risques résultant de l’exposition des travailleurs à des champs électromagnétiques.

Nous sommes exposés aux ondes au quotidien. Bien qu’imperceptibles, les champs électromagnétiques peuvent, au-delà de certains seuils, avoir des effets sur la santé (réactions cutanées, nausées, vertiges, troubles visuels, voire cancer…), ou encore être à l’origine d’incendies ou d’explosions.

Le risque est exacerbé dans le cadre du travail où l’intensité peut être beaucoup plus élevée, par exemple lors d’opérations de soudure électrique. Il est donc important d’évaluer les risques liés à l’exposition aux champs électromagnétiques au poste et dans l’environnement de travail, afin de mettre en place des mesures de prévention.

REGLEMENTATION

L’article L 4121-2 du Code du travail rappelle les principes généraux de prévention. Il constitue donc la première référence pour la prévention des risques électromagnétiques.

Outre ces principes généraux, la réglementation sur les champs électromagnétiques est issue de la directive européenne 2013/35/UE entrée en vigueur le 1er janvier 2017, qui vise à prévenir les risques pour la santé et la sécurité des travailleurs exposés aux champs électromagnétiques. Lire la suite

L’U3P, pour faire entendre la voix des professionnels de la prévention !

Un syndicat représentatif des prestataires de la prévention

L’Union Professionnelle des Préventeurs Privés (U3P) démarre officiellement ses activités, avec la mise en ligne de son site internet www.union-preventeurs.fr et une campagne de communication en direction des décideurs publics et privés ayant à se prononcer sur les projets de réforme de la prévention des risques dans l’entreprise et de la santé & sécurité au travail.

Sur la base du rapport Lecocq publié le 28 août 2018 (et du rapport Bérard-Sellier-Oustric de janvier 2019 consacré aux arrêts de travail), le gouvernement souhaite en effet engager une réforme des dispositifs aujourd’hui accessibles aux entreprises. Il a ainsi proposé aux partenaires sociaux de conduire une réflexion partagée dans le cadre du Conseil d’orientation des conditions de travail (COCT), afin de déterminer d’ici à la mi-juin les sujets qui relèveront de la négociation sociale et ceux qui ont vocation à être adoptés par voie réglementaire ou législative. Lire la suite

Le Document Unique : un vecteur de cohésion

“Les perceptions des salariés et de leur employeur convergent davantage lorsque des dispositifs de prévention des risques sont déployés”.

Après s’être livrés à une analyse comparée des volets “salariés” et “employeurs” de l’enquête Conditions de travail 2013, des experts du Ministère du Travail ont mis en évidence, dans une récente étude, que salariés et employeurs ont une vision significativement divergente des risques professionnels existant dans leur entreprise(1).

Des divergences, sources de tensions

“Les perceptions divergent pour les risques physiques comme psychosociaux, les employeurs ayant tendance à sous-estimer ces risques par rapport à la perception qu’en ont les salariés”, écrivent les auteurs. À titre d’exemple, “16 % des salariés se déclarent exposés à des produits chimiques dangereux alors que leur employeur ne déclare aucun salarié exposé au cours des 12 derniers mois”.

En revanche, “les écarts de perceptions entre les employeurs et leurs salariés sont moindres pour le travail de nuit et le travail en équipes alternantes”, probablement parce que ces risques sont définis par des critères légaux aisés à caractériser. Lire la suite

Le télétravail plébiscité par les salariés français

Selon une récente étude réalisée par Malakoff Médéric Humanis, 29 % des salariés français déclarent télétravailler et 56 % aimeraient le faire.

Largement plébiscité, le travail à distance est toutefois porteur de risques spécifiques qu’il s‘agit de prévenir pour qu’il produise tous ses effets positifs sur le bien-être et la performance des travailleurs.

Preuve que le télétravail n’est plus une solution informelle mais un véritable choix organisationnel plébiscité aussi bien par les salariés que par les entreprises, le télétravail contractuel aurait enregistré une hausse de 50 % par rapport à 2017.

Gagner en souplesse et en autonomie

Pour les 29 % de salariés du privé concernés, le télétravail est d’abord un moyen de gagner en souplesse d’organisation. Parmi les raisons qui les ont poussés à le pratiquer, 54 % des télétravailleurs citent“la réduction du temps de trajet” et 36 % “la souplesse des horaires”. Leurs attentes semblent ne pas avoir été déçues. Près de 8 télétravailleurs sur 10 en sont satisfaits. Et chez les managers qui encadrent des télétravailleurs, ils sont à 83 % à être favorables au télétravail.

Des salariés plus performants Lire la suite

66 % des Français satisfaits de leurs conditions de travail

« Ces résultats démontrent l’importance des aspects psychologiques et humains dans la perception de la qualité de vie au travail”.

“Les salariés français sont aussi satisfaits de leur équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle (68 %) que de leurs relations au quotidien avec leurs managers directs (66 %) et de leur qualité de vie au travail (66 %)”, établit un récent sondage réalisé par l’institut BVA pour le cabinet de conseil en ressources humaines BPI Group. Toutefois, certains résultats montrent que des progrès peuvent encore être accomplis. Ainsi, près de trois salariés sur dix (28 %) déclarent “avoir rencontré des difficultés de santé liées à leur travail dans les douze derniers mois”. Lire la suite