Compte pénibilité : quels changements pour demain ?

Penibilite-suppressionCompte pénibilité : « C’est un droit reconnu et parfaitement justifié ».

Suite à l’élection présidentielle, de nombreuses rumeurs alimentent des spéculations et des commentaires sur le devenir du compte pénibilité. Faisons le point.

A aucun moment la suppression du compte pénibilité n’a été annoncée, ni même évoquée, que ce soit par le nouveau président de la république ou un quelconque membre de son gouvernement. Ce qui a été évoqué, c’est une « suspension » ou un « moratoire » jusqu’à la fin de l’année concernant une partie des obligations déclaratives des employeurs.

Le premier ministre Edouard Philippe a donné quelques précisions sur ses intentions, résumées ainsi dans Les Echos du 31 mai 2017 : « Le Premier ministre a insisté sur le fait que la suspension du compte pénibilité n’entraînait aucunement « la remise en cause du principe, ni des droits acquis ». Le gouvernement se donne jusqu’à la fin de l’année pour simplifier le dispositif mais reste ferme sur la nécessité de conserver l’esprit de cette réforme. « C’est un droit reconnu et parfaitement justifié », a-t-il insisté. Il a par ailleurs laissé entendre que seuls les 6 derniers critères de pénibilité étaient concernés par la suspension, et non les 4 premiers critères déjà en vigueur depuis 2015. » Lire la suite

Mal au dos : un dépliant de l’INRS

Les lombalgies sont des affections très courantes caractérisées par des douleurs localisées en bas du dos. Elles résultent généralement d’un effort excessif, d’un mouvement brutal ou extrême, d’une chute… Le plus souvent, la douleur est provoquée par des lésions uniquement musculaires.

Les contraintes professionnelles peuvent jouer un rôle déterminant dans la survenue de tels accidents. La manutention, les vibrations et le travail physique lourd sont des facteurs de risque avérés. Par ailleurs, les accidents de plain-pied (chutes, trébuchements, glissades…) sont à eux seuls responsables d’un quart des lumbagos reconnus comme accidents du travail (AT).

Ce dépliant, qui s’adresse à tous les salariés, présente 4 idées fortes pour gérer sa lombalgie

Document original : Dépliant 3 volets, format 21 x 29,7

Référence INRS : ED 6040



Voir le document

Performance de l’entreprise : 7 effets positifs de l’évaluation et de la prévention des risques

prevention-des-risques-professionnelsLongtemps, la prévention des risques professionnels a été envisagée comme une obligation légale ou morale ayant un coût impactant négativement la productivité du travail et la compétitivité de l’entreprise. Comme en témoigne une récente étude de l’INRS réalisant un “panorama des points de vue sur les liens entre prévention et performance de l’entreprise”, cette vision n’est plus de mise. Les professionnels de la prévention mais aussi du management et de la gestion s’accordent désormais avec la plupart des chefs d’entreprise pour affirmer que l’évaluation et la prévention des risques ont des effets bénéfiques non seulement sur la santé des salariés mais également sur celle de l’entreprise.

Voici une recension non exhaustive de ces bienfaits pour la performance.

1 – Réduction de la désorganisation liée aux accidents ou à la maladie

Le premier effet de la prévention des risques est bien sûr de contribuer à réduire les accidents du travail qui génèrent inévitablement une désorganisation plus ou moins longue du fonctionnement de l’entreprise. “Dans sa grille d’appréciation du coût non assuré d’un accident, la Carsat Alsace Moselle prend en compte le temps perdu (par la victime et ses collègues), les coûts immédiats (sécurisation, nettoyage), le temps et les dépenses de gestion de l’évènement (enquête, réunions), le temps et le coût de réparation des dommages (équipements…), de remplacement (organisation…), et de perte de production”. La prévention des risques protège les salariés mais aussi le fonctionnement de l’entreprise.

2 – Baisse durable de l’absentéisme

L’amélioration des conditions de travail permise par la prévention des risques permet de réduire durablement l’absentéisme. Selon une étude de la Dares, “l’absentéisme augmente fortement avec le niveau d’exposition aux contraintes physiques et psychosociales. En ce qui concerne l’exposition aux contraintes physiques, seuls 2,5 % des salariés non exposés à ces risques connaissent une absence totale ou partielle pour cause de maladie ou accidents, contre 5,5 % des salariés cumulant 3 contraintes ou plus. La différence est encore plus marquée dans le cas de l’exposition aux contraintes psychosociales : seulement 2,5 % des salariés non exposés s’absentent pour des raisons de santé contre 7,5 % parmi les salariés exposés à trois contraintes psychosociales ou plus”. La prévention des risques est le premier levier dont dispose les entreprises pour réduire l’absentéisme. Lire la suite

La prévention des risques, vecteur de performance

La prévention des risques, vecteur de performance

La prévention des risques, vecteur de performance

“C’est le bien-être au travail et la santé qui permettent de générer de la croissance pour mon entreprise, et non l’inverse.”

La question de la contribution de la prévention à la performance des entreprises prend une place importante dans le débat public”, observe une récente étude de l’INRS consacrée à cette question. Pour les auteurs, cet intérêt croissant s’explique d’abord par une conjoncture économique difficile pour des nombreuses entreprises. Comme le soulignait un précédent rapport, “les questions financières sont la préoccupation prioritaire des très petites entreprises et des petites entreprises”. Rien que de très naturel à cela : lorsque les ressources sont limitées, les dirigeants d’entreprises se doivent de faire des arbitrages et d’établir des priorités.

Prévention des risques : un investissement plutôt qu’un coût

Pour autant, on aurait tort d’en déduire que ce nécessaire arbitrage se fait toujours au détriment des actions de prévention. En effet, “si l’entreprise a besoin de quantifier l’apport de la prévention à sa performance, elle en ressent confusément le lien positif”. Dans une enquête réalisée par l’Agence européenne pour la santé et la sécurité au travail, 64 % des entreprises affirment que “maintenir ou augmenter la productivité” est “l’une des raisons majeures de traiter les questions de santé et de sécurité”.

Les témoignages de dirigeants recueillis par l’INRS témoignent de cette conviction. “La performance d’une entreprise est liée au bienêtre de ses salariés”, affirme ainsi Hugues Schellenberg, directeur général des tanneries Dolfus & Muller. Si bien que, pour nombre de dirigeants, l’investissement dans la prévention des risques n’est plus envisagé comme un coût auquel on peut consentir lorsque tout va bien mais une des conditions du succès. “C’est le bienêtre au travail et la santé qui permettent de générer de la croissance pour mon entreprise, et non l’inverse”, résume David Le Glanaër, cofondateur d’une société de conseil en informatique. Lire la suite

Repérage et prise en charge du burn-out

Burn-out : une “fiche mémo” de la Haute Autorité de santé (HAS)

En réponse à une saisine du ministère de la Santé, la Haute Autorité de santé (HAS) a rendu publiques ses recommandations sur le repérage et la prise en charge cliniques du burn-out. Destinée aux médecins généralistes et aux médecins du travail, cette “fiche mémo” peut toutefois être également consultée par les managers tant elle donne des pistes utiles pour dépister cette pathologie professionnelle et adopter la bonne attitude face à une personne atteinte.

Un dépistage complexe malgré de nombreux signes précurseurs

Certes, repérer un burn-out n’est pas facile car ses manifestations varient selon les individus et s’installent insidieusement. Néanmoins, une démarche de diagnostic est possible et nécessaire, pour caractériser la sévérité du trouble.

La HAS liste ses principales manifestations, émotionnelles (anxiété, tristesse, irritabilité, absence d’émotion, etc.), cognitives (troubles de la mémoire, de la concentration, etc.), comportementales ou interpersonnelles (repli, agression, addictions, etc.), motivationnelles (baisse de motivation, dévalorisation, etc.), ou non spécifiques (asthénie, troubles musculosquelettiques, troubles du sommeil, etc.). Lire la suite