Trois idées fausses sur l’évaluation des risques

Comment faire son document uniqueFamiliers des petites entreprises, qu’ils assistent notamment dans la réalisation du docu­ment unique d’évaluation des risques, les intervenants de Point Org Sécurité estiment que le défaut de prévention constaté résulte avant tout de la persistance de trois idées fausses.

1ère idée fausse : l’évaluation des risques coûte cher. “La plupart des dirigeants de petites entreprises pensent que l’évaluation des risques va leur coûter très cher. Ils estiment donc que cet argent serait mieux investi ailleurs. Or, le coût d’une évaluation est proportionnel à la taille de l’entreprise, si bien que son montant est souvent bien inférieur à celui imaginé.”

2ème idée fausse : l’évaluation des risques est chronophage. “De nombreux dirigeants surestiment le temps nécessaire à une telle évaluation en raison de sa complexité. Or, avec l’assistance d’un intervenant extérieur spécialisé, cette évaluation ne les mobilise qu’exceptionnel­lement plus d’une demi-journée. En effet, une fois soulagé des aspects techniques de l’analyse, le chef d’entreprise peut se concentrer sur son véritable coeur de compétence : la traduction de la démarche en actes managériaux et organisationnels propres à identifier et prévenir les risques. Lire la suite

Engins mobiles et équipements de levage : conduite sans permis, mais avec autorisation !

Autorisation de conduite chariotCinq millions d’engins environ circulent sans qu’il soit nécessaire pour leurs conducteurs d’être titulaires d’un permis de conduire. Ils concernent la conduite des équipements de travail mobiles automoteurs et des équipements de travail (appareils) servant au levage. Pour certains de ces équipements, présentant des risques particuliers, les utilisateurs doivent être titulaires d’une autorisation de conduite.

S’agissant du risque au travail, l’utilisation de ces équipements, de type mobile ou de levage, définis spécifiquement par le code du travail et des textes annexes, fait partie de l’évaluation des risques prévue dans le cadre du document unique d’évaluation des risques (DUER), au moins une fois par an. Sont concernés : les situations à risques (renversement latéral du chariot, chute de la charge, collision avec piétons, etc) et les principaux risques pour l’utilisateur (éjection du siège, écrasement du cariste par le chariot lors d’un renversement, lombalgies liées aux vibrations, etc). Lire la suite

Faisons du document unique un… document pratique !

Document uniqueCombien d’entreprises du BTP ont réalisé leur document unique d’éva­luation des risques (DUER) ? Quelles sont leurs motivations ? L’ont-elles associé à un plan d’action ? Pour répondre à ces questions, l’Organisme Professionnel de Prévention du Bâtiment et des Travaux Publics (OPPBTP) a réalisé, avec l’institut Viavoice, une étude dont les résultats ont été publiés début septembre.

Un document souvent réalisé mais trop peu exploité

De prime abord, les résultats semblent sa­tisfaisants. En effet, quelque 82 % des entre­prises interrogées déclarent avoir réalisé leur document unique, même s’il existe encore un écart significatif entre celles de plus de 50 salariés (98 %) et celles comp­tant moins de 5 salariés (76 %). En revanche, de façon assez étonnante, parmi les entre­prises ayant réalisé leur DUER, seules 54 % l’ont associé à un plan d’action. Pour les res­ponsables de l’organisation, cette faible for­malisation des actions à mener s’explique notamment le fait que “la plupart des chefs d’entreprise ne considèrent pas avoir, au sein de leur établissement, un problème avec la sécurité ou la santé de leurs salariés”. Ce biais est bien connu et les chefs d’entreprise n’en ont pas l’exclusivité : tout être humain a en effet tendance à considérer que les acci­dents et les maladies, ne concernent que les autres. Lire la suite

Faut-il bannir les Pokémon des lieux de travail ?

Pokemon au travailDe nombreuses entreprises de renommée mondiale ont décidé d’interdire la chasse aux Pokémon dans leurs locaux. La volonté de protéger la sécurité de leurs salariés fait partie des motifs invoqués pour justifier cette décision.

L’engouement sans précédent que sus­cite le jeu électronique Pokémon Go a obligé de nombreuses entreprises à régle­menter voire interdire son usage sur les lieux de travail.

Les grandes firmes contre Pikatchu

C’est Boeing qui a, semble-t-il, été la première firme à décider d’interdire à tous ses em­ployés de jouer à ce jeu. Une décision prise, à la mi-juillet, après qu’un employé ait failli se blesser en pourchassant des Pokémon vir­tuels, les yeux rivés sur son téléphone…Elle a été suivie, en août par de nombreuses en­treprises allemandes de premier plan telles que Volkswagen, Daimler, ThyssenKrupp ou encore BASF (1).

Toutes, mettent en avant des considérations relatives à la sécurité. Dans un courriel envoyé début août à ses 70.000 employés pour bannir Pikatchu et consorts de ses locaux, la direction de Volskwagen souligne ainsi qu’en jouant à Pokémon Go, “les sala­riés font grimper le risque d’accident, en raison du manque d’attention dont ils font preuve” Lire la suite